S/Z for Jason Lescalleet est une séquence – autonome, destinée à l’écoute téléphonique, extraite d’une/non assujettie à : longue pièce. S/Z est un index anthropique, une liste lexicale dont l’agencement finit par se dissoudre dans son absence de sens, dans du son. Parce qu’à défaut de destin biologique à accomplir, d’essence humaine, nous avons fabriqué des schémas. À Sumer ce sont des listes qui commencent la littérature et après Gilgamesh cherche un moyen de devenir immortel
Emmanuel Rabu (texte, voix) et Basile Ferriot (caisse claire, bandes analogiques). Enregistrement, mixage et mastering en décembre 2009 par Basile Ferriot.
"Caricature d’album concept : les tribulations d’un poète maudit, amateur de littérature, de chimie et de rock’n roll, qui n’arrive pas à publier ses textes malgré ses efforts pour emprunter à la scène poétique actuelle toutes les poses adéquates. Car la poisse, la terrible fatalité du looser toujours le rattrape... Voix et musique en total et constant dérapage, par cet album Sylvain Courtoux se pose ici comme le seul et unique représentant du bricolo-néo-punk électro-poétique."
Avec Emmanuel RABU
Inclus : Livret avec texte de Christophe HANNA + photos + l'intégralité des chansons.
Pendant la sombre dépression de l'automne 2003 et qui allait s'étendre bien au delà de l'hiver et continuer de déchiqueter méthodiquement, chimiquement ; armé d'un sampler, d'une boîte à rythmes et de deux patchs Max/Msp récupérés sur le net, j'ai fabriqué, compulsivement des séquences de son, des sons. J'improvisais, sans souci de composition, enregistrant avec Audio HiJack tout ce que produisait mon ordinateur. Au final, des dizaines et des dizaines de gigaoctets de fichiers audio (+ de 500) compressés en AAC & dont la durée s'étend de quelques secondes à une demie-heure. En voici un premier prélèvement (les cinq premiers fichiers du DVD de stockage numéroté 2 & qui sont des agrégats de micro-séquences minimalistes parfois silencieuses). ER
1 2 (le début est long à venir, c'est normal…) 3 4 5
Deux démos instrumentales d'un prochain album de chansons mélancoliques. Laure limongi interprète le premier morceau. Thanx (…). Pour Nico (of course).
The Cygnet Committee aka TCC « Le Nu Perdu » (d’après René Char) - enregistré live studio sur magneto-cassette 1 piste en mai 1995 à Tours.
En juin 94, j’avais avec les musiciens de Necromantia (qui se rebaptiseront plus tard Anorexia Nervosa et connaîtront, dans leur style black métal symphonique, le succès) écrit et enregistré ma tout première démo k7 : « Deirdre of The Sorrows », d’après J.M. Synge (cf. plus bas dans Confusionistext). Cette cassette s’était vendu à environ 40 exemplaires et j’avais eu deux-trois chroniques dans des fanzines gothiques et métal. Et j’avais décidé, lorsque j’ai emménagé à Tours pour mes études (ma terminale en fait) de continuer l’entreprise The Cygnet Committee (le nom vient d’une chanson de David Bowie), en sortant une seconde k7 démo. A Tours, j’avais fait la connaissance d’Erik K du groupe indus-à-l’idéologie-louche Les Joyaux de la Princesse avec qui je traînais parfois et avec qui je faisais une émission de radio sur Radio Béton (Nocturnes). C’est lui qui m’a prêté le synthé analogique que l’on entend sur ce morceau (qui fait 26 minutes – mais je n’en ai gardé que les 9 premières) qui devait plus tard dans l’année (on était en mai) sortir sur le label k7 indus Incense de Limoges en split (un groupe différent sur chaque face de la cassette), dirigé par un certain Cyril Herry qui était un ami à l’époque. Le synthé analogique prêté est le seul instrument qu’on peut entendre dans cette pièce à l’exception de deux choses : une bande d’actualité de Radio Paris à la grande époque de la collaboration (écoutez, c’est gerbant), et des échantillons du « Miserere » de Gorecki qui venait de sortir alors. Le synthé avait été offert en fait à Erik par Douglas Pearce, éminence grise et gay de Death In June, qui me l’a prêté le temps de faire cette pièce minimale et sombre. A l’époque je lisais beaucoup René Char, notamment ses écrits de Résistants, et c’est tout naturellement que j’ai appelé cette pièce Le Nu Perdu, en hommage aux victimes de la barbarie nazie. Je faisais de l’indus sombre et martiale certes mais chez moi, il n’y avait pas d’ambiguïté idéologique (comme dans tant d’autres groupes encore actuels, même et précisément à Tours). Cette pièce enregistré en quelques heures dans ma chambre à l’AFPA, Tours, (avec une seule piste sur laquelle j’enregistrais de nouveau et de nouveau encore, pour donner ce magma sombre et grouillant de parasites saturés, mais qui a, aussi, un vrai son de merde) s’est retrouvé peu de temps après sur une split k7 du label Incense au côté d’un artiste débutant lui aussi, connu sous le nom de Cédric Peyronnet, et qui a fait plus tard Toy Bizarre. Je n’ai jamais été vraiment satisfait de cette pièce, le son bien sûr, mais le côté improvisé, à l’époque ne me sied pas encore vraiment. Elle fait quand même partie de mon histoire musicale. Après cette seconde démo, j’ai fait en 96-97 une troisième et dernière démo, remixé plus tard par Toy Bizarre (cf. plus bas dans confusionistext) pour une éventuelle sortie CD – ce qui ne s’est jamais fait. Et je suis revenu gentiment à la poésie car à l’époque je publiais (1997, j’avais 21 ans) mes premiers textes de jeunesse en revues (Décharge, Libelle, Souffles et un peu plus tard : Friches).
"En 1992, JJ (basse), Ben (guitare), Yannis (batterie) et moi (texte, chant et perceuse), on crée un groupe de rock/noise/lofi La Disjonction de Freddy. Le groupe va exister un an et demi. On faisait des reprises (It's over de Daniel Johnston, Dirty boots de Sonic Youth, hot chocolate boy de Beat Happening et In heaven (la version des Pixies)). Et on avait une petite dizaine de compos. On a fait quelques concerts (6 ou 7) et Yvan nous a rejoint quelques mois plus tard, au chant. Jusqu'à la semaine dernière, je pensais qu'il n'existait aucune trace de mon premier groupe de rock et Yvan a retrouvé une cassette sur laquelle, entre ce qui a été réenregistré par dessus, j'ai pu extraire quelques pistes.
Une version instrumentale de Freddy (notre tube) dont le refrain était "Freddy à dada sur mon dos"… La reprise de It's over en cinq versions différentes (j'en ai numérisé deux). Et le morceau qu'on faisait pour finir les concerts (on était fan de My bloody valentine et notamment de You made me realize et de son pont final). Et deux fragments malheureusement très brefs, résidus laissés entre ce qui a été enregistré par dessus : les premières mesures d'un morceau et quelques secondes d'un solo de perceuse.
Cette répèt a été enregistrée, sans doute en 1993, à Rougé, dans la véranda, chez mes parents.
(sans titre) Le morceau noise bordélique par lequel on finissait le concert.
freddy Une version (malheureusement instrumentale) du morceau éponyme et qui était notre tube pop. Le refrain c'était quelque chose comme : Freddy à dada sur mon dos…
bonus track Et donc en bonus 1, deux secondes d'un solo de perceuse…
bonus 2 Et en bonus 2, les premières mesures d'un autre morceau.
"Transfert de Fonds" (musique, chant, synthé : sylvain courtoux / texte, rimes : stéphane bérard) / enregistré & mixé le mercredi 19 décembre à 14h28 au studio Black-mesa à Limoges par s.c. Fait partie d'un album en cours.